dimanche 4 mai 2014

Dans les bois


Lorsque vous lirez ce billet, je serai partie me ressourcer au fond des bois, avec une pile de livres et mon chien pour m'accompagner dans mes errances forestières... L'occasion sans doute de vous préparer quelques beaux billets ! Je vous souhaite une excellente semaine, à très bientôt,

Margotte des bois
PS : le billet du retour sera consacré au dernier roman de Fabienne Juhel :-)

jeudi 1 mai 2014

Un bien grand amour - Lettres de Colette à Musidora (1908-1953)


Alors que l’on fête en ce moment Duras, Shakespeare et Gary, entre autres, les éditions de L’Herne viennent de publier un très beau livre dans leur collection « Correspondances ». Il s’agit des lettres de Colette à Musidora, qui couvrent la période de 1908 à 1953. Les deux femmes se rencontrent alors que la future « vamp » n’a que dix-sept ans. En 1943, Colette, dans Nudité, écrit : « Musidora que j’ai connue au sortir de l’enfance ». La romancière est alors encore mariée à Willy et celle qui va devenir la muse du cinéma muet est fascinée par le rôle de Claudine créé par Polaire… tout autant que par l’écrivaine à laquelle elle va envoyer des missives enflammées. Colette répond. En 1912, les deux femmes se retrouvent sur une scène de music-hall et c’est le début d’une amitié indéfectible, qui résistera aux nombreuses turbulences que devront affronter les deux artistes.

   Les lettres présentées ici dans un texte établi, présenté et annoté par Gérard Bonnal nous permettent de suivre les étapes de cette relation amicale. Seules les lettres de Colette sont présentées, celles qu’elle a envoyées à son amie et d’autres adressées à Pierre Labrouche, peintre et graveur, ami de Colette et amoureux passionné de l’actrice.

   Ce livre est à recommander à plusieurs titres. Tout d’abord, il est très beau et agréable au toucher ! Le titre orangé est mis en valeur par la couverture vert d’eau. À l’intérieur, le texte est bleu et aéré, ce qui rend la lecture fort agréable, d’autant plus qu’elle est agrémentée par des illustrations. Ensuite, il permet de se replonger un peu dans l’univers artistique de la première moitié du XXe siècle : music-hall, mime, théâtre et cinéma muet revivent sous la plume alerte de Colette. Enfin, pour tout admirateur de l’écrivaine, ce livre est l’occasion de suivre à nouveau les étapes de sa vie au travers de l’évolution de cette amitié constante et fidèle. Une lecture vraiment agréable, qui de plus accepte les pauses ou les lectures sur des temps courts. Car Colette épistolière reste Colette, et l’on retrouve avec grand plaisir les saveurs des Vrilles de la vigne au travers de certaines de ses lettres… j’ai dévoré l’ensemble sans bouder mon plaisir !



Extrait
« Le cadre de ma fille est délicieux. Tout est verdures craquantes et juteuses, roses, orchidées sauvages, myosotis, « compagnons » des prés qu’on ne peut pas cueillir sans qu’ils se fanent, - et l’odeur de tout cela, le matin et le soir, donne à la fois sommeil et envie de ne pas dormir. Les rossignols, les rainettes, et les petits crapauds à voix de cristal ne dorment d’ailleurs jamais. Il faudra quitter tout cela samedi…. A samedi donc, mon petit Musi-aîné (plaisanterie de Colette qui considère Musidora comme sa fille. Depuis la naissance de Bel-Gazou, Musi est donc « l’aînée », note de Pierre Bonnal, p. 51) . Nous t’embrassons tous deux, tendrement (…) »
Lettre de mai 1914 rédigée à Castel Novel, lieu de séjour de Colette et de son époux de l’époque, Henry de Jouvenel

lundi 24 février 2014

Tempête sous un crâne


         Chères (et chers, pour Jeanmi et les autres) copinautes,

   Comme vous pouvez le voir, je ne plaisante pas avec les symboles... Rien de moins que ce cher Victor pour accompagner un retour qui n'en est peut-être pas un - vous avez le droit de dire que je suis compliquée, ou que vous n'y comprenez rien -.
   Vous avez sans doute remarqué que mon blog, depuis un certain temps, loin d'être chahuté par la tempête, connaît le calme plat des jours de pétole. C'est que l'agitation bouscule ma petite cervelle et ne se manifeste pas sur le net... 
   Tous ceux et toutes celles qui tiennent un blog depuis longtemps savent combien c'est chronophage et connaissent sans doute des périodes de questionnement en ce qui concerne sa continuité. J'en suis là (une fois de plus me diront les habitué(e)...). Une vie professionnelle plus que remplie avec des contraintes nouvelles et variées (dans ce domaine, la vie nous réserve parfois quelques mauvaises bonnes surprises...), des changements en cours et à venir, et il me reste bien peu de temps (et parfois peu d'envie) pour rédiger des billets. Mais je vous rassure, je continue à lire !
   Enfin, finalement, ce billet est peut-être le signe d'un retour à venir... ou celui d'un départ plus lointain... La suite nous le dira. Il s'agit simplement pour moi de laisser un petit mot pour celles et ceux qui continuent à venir jeter un œil du côté du Bruit des pages.
 
Amicalement,

Margotte

jeudi 9 janvier 2014

Cent portes battant aux quatre vents de Steinunn Sigurdardóttir


     Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous, mais chez Margotte, le premier roman de l’année, c’est quelque chose d’important car il donne en quelque sorte la « tendance » de l’année. Pas question donc de commencer par un livre poussif. Alors, si vous aimez les livres à la fois drôles et romanesques, Cent portes battant aux quatre vents peut s’avérer un bon choix pour entamer 2014. Sorti en 2011, cet ouvrage est le dernier opus de Steinunn Sigurdardóttir, romancière islandaise vivant entre son île du bout du monde et l’Allemagne.

La lecture de l’incipit vous plonge directement dans l’ambiance :

  Je déjeunais dans un restaurant indien de la place Toudouze lorsque je découvris ce qui manquait. Un amant. Un amant pour de vrai, avec mots doux, superposition des mains et tout le saint-frusquin. Comment n’y avoir pas pensé plus tôt ?
C’est que le temps commençait à être juste, car ma petite Helga allait se mettre en route pour me rejoindre. Il serait naturellement impossible de se plonger dans de petits à-côtés après son arrivée, et je ne pouvais pas escompter trouver quelqu’un, comme ça, illico presto. Je n’étais malheureusement plus dans la situation de mes années d’étudiante, où des hommes d’âges divers me suivaient à la queue leu leu par les rues de Paris. C’était bien embêtant. En ces années-là, je ne voulais voir personne hors celui qui m’était inaccessible.

   Voilà, le ton est donné… Brynhildur, femme au mitan de la quarantaine, séjourne à Paris, ville où elle a fait ses études il y a fort longtemps. Mariée et mère de deux grandes filles, elle va partir en quête d’un amant, sans que l’on sache trop pourquoi (les filles, je vous laisse proposer quelques raisons possibles…). Cette quête dont je vais bien me garder de vous révéler la fin, sera l’occasion d’un retour en arrière. En effet, ce retour à Paris va renvoyer Brynhildur à ses années de jeunesse, et à un ancien amour pour son professeur de grec.
   Ce court roman brosse, en 124 pages, le bilan d’une vie. Malgré le ton de la confession, on ne s’ennuie pas une seconde. Le ton, libre et coquin, dédramatise les situations les plus tristes. J’ai aimé cet humour constant accompagné d’une forme de liberté réjouissante. Oui, vraiment, un excellent roman pour commencer 2014 !

samedi 4 janvier 2014

Les coups de coeur de Margotte de l'année 2013

L'année 2013, finalement, aura été assez faste en terme de lecture. Pour commencer l'année 2014, je vous propose une petite sélection de mes coups de coeur de l'année écoulée car hélas, je n'ai pas toujours eu le temps de chroniquer les ouvrages en question (lorsque un billet est associé, le lien est associé au numéro au dessus du roman)... 
Dans la catégorie romans (littérature française et étrangère), en tête de liste, tout en haut du podium :
1

Ensuite, un quatuor que l'on pourrait placer sur la même marche, en deuxième place. J'ai tout de même établi un classement sans y croire vraiment...

2
 3 La trilogie de Corinne Hoex
           4


5

Du côté des polars, la découverte de Thomas H. Cook aura été la révélation de l'année, avec celle des enquêtes du département V et de son trio de choc (je suis d'ailleurs plongée dans Dossier 64, le 4e opus !). Donc, sans surprise, en tête :

1
 2
3

En littérature jeunesse, un vrai coup de coeur, à lire absolument (c'est du fantastique) :
 Et enfin, hors catégorie, de ces livres que l'on ne peut pas oublier, et encore moins classer, le livre de Valence Rouzaud, Correspondances.
Photographie d'Asphodèle

Voilà quelques idées pour bien démarrer l'année 2014 que je vous souhaite joyeuse, ensoleillée (l'effet de la pluie continue commence à se faire sentir...) et pleine de belles découvertes littéraires...

http://souslesgalets.blogspot.fr/2013/11/challenge-nos-pepites-de-lannee-2013.html

vendredi 20 décembre 2013

Joyeuses fêtes !


          Chères copinautes,

   Je vous abandonne en compagnie de ces joyeux greffiers car je vais, moi aussi, partir faire bombance et attendre mes cadeaux. Je reviens vous voir pour la nouvelle année. Je vous souhaite de douces fêtes avec joie, repos, et éventuellement des livres...
A très bientôt,

Margotte

mercredi 11 décembre 2013

Le Château de Pictordu de George Sand


Vous aimez les contes et les histoires fantastiques ? Les dames noires qui hantent les vieilles pierres vous font frémir ? Vous avez un faible pour les statues qui parlent ? Alors ce livre est pour vous. Je ne connaissais absolument pas cette historiette écrite par George Sand pour sa petite fille Aurore âgée de sept ans. L’écrivaine a soixante-neuf ans lorsqu’elle rédige durant l’hiver 1873 ce conte paru sous la forme de feuilleton dans Le Temps. Il prendra ensuite sa place dans le premier volume des Contes d’une grand-mère.



L’histoire suivie de mon avis



M. Florchardet, peintre de son état, ramène du couvent sa fille unique de huit ans, Diane. Cette dernière a été placée en pension car sa belle-mère, Laure, une femme aussi frivole que peu maternelle, préfère s’occuper de rubans plutôt que d’une petite fille qui a le malheur d’avoir envie d’autre chose que de servir de poupée que l’on habille de frous-frous.

Lors du voyage qui mène le père sa fille et leur cocher près d’Arles, alors qu’ils traversent le Gévaudan, la voiture est victime d’un accident qui oblige le trio à passer une nuit au château de Pictordu. L’endroit est abandonné et presque entièrement en ruines. La petite fille, fiévreuse lors de son arrivée au château, croit apercevoir une « Dame au voile » après avoir vu une statue l’inviter à entrer dans la demeure… Les lieux sont-ils véritablement hantés, comme l’affirme une légende tenace ? Qu’adviendra-t-il de Diane, jeune fille orpheline de mère en route vers la demeure paternelle ? Qui est la « Dame au voile » ? Autant de questions qui rendent la lecture de ce texte bien agréable !

On retrouve ici ce qui fait le charme de la littérature du XIXe, une écriture à la fois exigeante et limpide. Écrit pour un journal, le texte de divise en dix chapitres titrés qui invitent toujours à poursuivre la lecture… On ne s’ennuie pas une seconde, et on s’amuse à retrouver les motifs propres au fantastique de l’époque : une fresque qui s’anime, des fantômes, une statue qui bouge, etc. La lecture fut d’autant plus agréable qu’elle associe au plaisir lié à l’intrigue un plaidoyer pour l’éducation des filles bien éloigné des standards de l’époque. George Sand milite ici pour l’égalité homme/femme et souhaite que les filles puissent se consacrer à l’art, quel qu’il soit, de la même manière que les hommes.



Extrait



« A peine avait-elle pensé cela, que la lanterne s’éteignit et qu’elle vit une grande belle clarté bleue, comme celle de la lune, traverser la salle ; et dans ce rayon de lumière douce, elle vit que la danseuse antique avait quitté la muraille et venait à elle.

Ne croyez point qu’elle en eut peur, c’était une forme exquise. Sa robe faisait mille plis gracieux sur son beau corps et semblait semée de paillettes d’argent : une ceinture de pierreries retenait  les pans de sa tunique légère ; un voile de gaze brillante était roulé sur sa chevelure qui s’échappait en tresses blondes sur ses épaules blanches comme neige. On ne pouvait distinguer son visage à travers cette gaze, mais il en sortait comme deux pâles rayons à la place des yeux. Ses jambes nues et ses bras découverts jusqu’à l’épaule étaient d’une beauté parfaite. Enfin la nymphe incertaine et pâlie de la muraille était devenue une personne vivante tout à fait charmante à regarder. »

dimanche 8 décembre 2013

Marathon d'hiver de lecture - J2 : Dimanche 8

Marathon de lecture de Noël

11 h - Un début tardif !

     Début tranquille et tardif ce matin cause retour franchement nocturne (ou matinal, au choix...) après une soirée chez des amis. L'esprit légèrement embrumé, un polar s'impose pour reprendre ce marathon de lecture d'hiver. J'ai donc passé une heure à continuer ma lecture de :



Je suis arrivée à la page 239 alors que j'arrête ma lecture et suis complètement sous le charme de ce livre ! Il fut bien difficile de le lâcher pour songer à travailler... Je vais quand même essayer de continuer un peu ce marathon dans la journée. A suivre... et bon dimanche à tous :-)

21H30 - Une journée à travailler...

Comme vous avez dû le voir, je ne suis pas revenue vous donner la suite de mes aventures livresques.... pour la bonne raison qu'elles ont disparu sous l'avalanche de travail et de préparations diverses pour demain. Exit donc la fin de L'enfant aux cailloux, cela sera pour un autre jour ! J'ai aimé dans cette affaire mon enthousiasme matinal qui avait comme ainsi dire gommé toute trace d'obligation... Ah, l'aveuglement de la blogueuse passionnée....

Bilan de la journée et du we

Une heure de lecture et 124 pages lues aujourd'hui : c'est toujours ça, car ce fut intense !
Sur le week-end : 4 heures très agréables et 504 pages lues (un bon pavé classique). Je n'ai toujours pas terminé L'enfant aux cailloux, mais c'est l'objectif de la semaine ;-)



samedi 7 décembre 2013

Marathon d'hiver de lecture - J1 : Samedi 7


 Marathon de lecture de Noël
10H - Début de ce marathon de lecture d'hiver

     Je n'ai pas vraiment de lecture "prévue". Comme je suis en catégorie "Let it snow", l'ambiance sera frivole... Je vais lire au gré des envies, sans doute une heure ou une heure 1/2 ce matin, avant de partir faire quelques courses. Je viendrai donc en fin de matinée ou début d'après-midi rafraîchir ce billet et faire un bilan de la matinée. Je vous souhaite un excellent marathon et un très bon week-end pour les autres ! 

11H - Un début monstrueux !

     Pour commencer en douceur (une douceur très spéciale, comme vous allez le découvrir), j'ai attaqué ce RAT hivernal avec un album jeunesse québecois :


Dévoré rapidement et sans fausse route. Une chouette idée de cadeau de Noël, à offrir sans modération... Pour rester dans l'ambiance, j'ai continué avec P'tit Cousu, La parade des monstres de Guy Bass (drôle comme seuls les Anglais savent le faire en littérature jeunesse : j'adore !).


12H - Changement de style

Après avoir terminé P'tit Cousu (décidément une vraie réussite, que je conseille aussi en cadeau de Noël, dès 8 ans), j'ai repris un livre déjà bien entamé que je compte finir aujourd'hui :


 J'achève cette première matinée en laissant ce livre que je reprendrai cet après-midi ! Finalement, deux heures ce matin... comme quoi, quand on aime... (et les courses attendront...).

15H30 - La dernière heure 

Pour me remettre en train, une lecture que j'avais en projet depuis longtemps : Walking Dead, le tome 1, in english please, et en plus, avec lecture sur tablette. Je tiens à préciser qu'il s'agit d'un événement capital car dame Margotte est plutôt du genre ancienne économie et s'accroche au papier comme le bernique sur son rocher breton. Cette concession à la modernité a été une expérience plutôt agréable... qui sera donc peut-être suivie de nouvelles tentatives (m'enfin, la tablette en question n'était pas à moi...). Mais pour en revenir à Walking Dead, attention, ça décoiffe ! Et surtout, cela appelle la suite... que je n'ai hélas pas sous la main. Une bonne occasion pour aller à la bibliothèque renouveler ENFIN ma carte.


Après cette lecture "tonique", retour au romanesque avec la suite... et la fin de La mer et le silence. Quelle lecture ! J'ai terminé ce livre avec une boule dans la gorge, la larme à l'oeil, et, lecture précédente oblige, une vague envie de meurtre heureusement noyée par l'émotion... Je vous laisse deviner quel était le personnage concerné par mes pulsions agressives... J'en profite pour remercier Fransoaz qui a eu la bonne idée de faire voyager ce livre.
J'ai ensuite continué un moment un polar déjà commencé dans la semaine :

 

Bilan de cette première journée :

3 heures très agréables et 380 pages lues et/ou regardées puisque il y avait une BD et un album (sans parler de P'tit cousu agrémenté d'illustrations...). Je recommence demain, sans doute seulement le matin. J'ai bien l'intention de terminer L'enfant aux cailloux, un polar que je vous recommande vivement !

mercredi 4 décembre 2013

Des nouvelles du challenge Colette...

http://bruitdespages.blogspot.fr/2011/06/challenge-colette.html

   Voilà déjà un moment que je dois venir vous donner des nouvelles du challenge Colette lancé en juin 2011 (déjà !). Après avoir prolongé une première fois ce challenge d'un an, la date butoir est arrivée le 23 septembre 2013. Je vous propose donc un bilan de ce challenge : 20 blogueuses ont participé à cette aventure : 13 en niveau Bel Gazou, 3 en niveau Claudine, 1 en niveau Sido et 3 en niveau Vagabonde. Vingt-deux billets concernant l’œuvre de cette écrivaine ont été rédigés. J'ai pris grand plaisir à lire vos écrits sur cette grande dame de la littérature ! 
   Comme j'abandonne avec un peu de nostalgie ce challenge (mais je ne dispose pas d'assez de temps cette année pour continuer à m'en occuper), si l'un(e) d'entre vous veut prendre le relai, qu'il(elle) n'hésite pas à se faire connaître... 

Merci à toutes les participantes !