samedi 8 octobre 2016

RAT a week - Le Marathon de l'épouvante

Un marathon de lecture durant un week-end, c'est bien. Pendant une semaine, c'est encore mieux ! Je tente donc l'aventure lancée par Chronique littéraire à partir d'aujourd'hui jusqu'à samedi prochain (je me garde bien de m'aventurer sur le mois complet...). Je me suis inscrite en catégorie "Mysterium", je dois donc lire 500 pages et au moins un thriller ou un livre d'horreur durant la semaine. Du côté des défis, je vais faire simple : lire au moins un livre de ma PAL et au moins un livre d'un challenge en cours
Je viendrai actualiser ce billet une fois dans la journée.
En souhaitant de bonnes lectures aux participantes, et aux autres aussi ! 

Samedi 8 octobre 2016
J'ai commencé hier deux livres que je vais continuer durant ce week-end. La matinée a débuté en compagnie de Juliette Drouet, titre d'une biographie d'Henri Troyat, lue dans le cadre de la lecture commune proposée par Claudialucia et qui s'intègre tout naturellement dans le challenge Victor Hugo.
Elle s'est poursuivie avec Seule Venise de Claudie Gallay qui m'évoque fortement Villa Amalia de Pascal Quignard. 


Après une promenade matinale à la poursuite des indices menant à l'automne, la matinée s'est terminée  avec Rever de Thilliez qui devrait être terminé assez rapidement (le suspense monte crescendo !).
Bilan de la matinée : 116 pages lues et de belles couleurs automnales trouvées au détour des sentiers. 
La journée a continué avec 64 pages de Rêver lues dans l'après-midi et une soirée durant laquelle je n'ai pu me détacher de ce même thriller (encore 97 pages plus les autres livres, 157 en tout).
Bilan du samedi : 337 pages lues ! 

Dimanche 09 octobre 2016
Je n'ai eu qu'une hâte, dès potron minet, reprendre au plus vite Rêver de Thilliez. Je l'avais abandonné avec regret pour dormir... un véritable déchirement... Repris dès le petit déjeuner donc, dans une maison silencieuse à souhait. Parfait ! Et hop ! dans la matinée, thriller terminé (92 pages). Si j'ai passé un bon moment avec ce roman, il y a quand même quelques ombres au tableau: tout d'abord, j'avais deviné, dès le départ, la fin... et cela s'est vu confirmé à la dernière page. Ensuite, il est question, à la fin du livre, d'un dernier chapitre accessible sur le site de l'auteur. Or, sur le site en question : rien à télécharger... Sans parler de la nouvelle soit disant offerte sur le site des libraires. Là encore, je n'ai rien trouvé. Enfin, quand j'achète un livre papier, j'aime autant que l'ensemble de l'histoire se trouve dans le livre et non sur un hypothétique site. La modernité numérique trouve ici ses limites...
Enfin, l'après-midi a été peu livresque, si bien que je vous propose plutôt un petit arrêt méditatif devant la pluie sous un tulipier... 

Sous le tulipier, octobre 2016

Heureusement qu'il y a eu le soir pour rattraper un peu la journée... 73 pages lues entre Juliette Drouet et Seule Venise. Ce qui fait un total, pour dimanche, de 166 pages. 

Lundi 10 octobre 2016
Je n'ai pas encore lu une seule page... (où l'on apprend que le travail nuit gravement à la lecture...). MAIS il reste la soirée ! De plus, les 503 pages du week-end me permettent d'afficher un objectif rempli... et de partir sur la route des 666 qui complètera bien celle du RAT précédent ! 
Heureusement, il y a eu la soirée où j'ai pu lire un peu : 10 maigres pages de Juliette Drouet, 11 de Seule Venise et 12 pages de lectures professionnelles. Total du lundi : 33 pages (vivement le week-end !).

Mardi 11 octobre 2016
Les jours se suivent et se ressemblent, je peux écrire exactement la même chose qu'hier. Seule différence : le score qui me reste à battre pour la soirée (reconnaissez que cela sera assez facile...). Et je précise qu'il est interdit de se moquer des scores en question : 10 pages lues seulement (heureusement qu'il y a Seule Venise qui, le soir, après l'effort, m'apporte un peu de réconfort...).

Mercredi 12 octobre 2016
Enfin ! j'ai pu avancer un peu dans mes lectures. J'ai pu terminer un ouvrage commencé pour le travail (24 pages) et continuer Juliette Drouet qui avance bien (20 pages) et Seule Venise qui sera sans doute terminé demain (15 pages). Au total pour le mercredi : 59 pages, pas si mal pour un jour de travail...

Jeudi 13 octobre 2016
Revigorée par la journée de mercredi, je prévois une journée livresque (alors que j'ai mille choses à faire). Je viendrai vous tenir informé(e)s de l'avancée des travaux car je suis certaine que la vie de lectrice de Margotte vous tient follement en haleine ;-)
Bilan de jeudi honorable : 102 pages de Seule Venise (roman terminé et adoré), 46 pages de Juliette Drouet qui avance lentement mais sûrement. Au total : 148 pages.
 
Vendredi 14 octobre 2016 (petit bilan de la semaine)
Journée finalement peu livresque. Les objectifs divers et variés ont été atteints :
- 753 page lues au total (les 666 sont donc dépassées),
- j'ai bien lu un thriller puisque j'ai terminé Rêver de Thilliez,
- j'ai également avancé un livre pour une lecture commune.
En revanche, non seulement je n'ai pas fait diminuer ma PAL, mais j'ai même trouvé le moyen de lui faire prendre du poids...
Je vous abandonne quelques jours pour retourner à d'autres activités et surtout, pour rédiger quelques billets.
Bon week-end à tous et merci à ceux qui sont passés mettre un petit mot ici.

mercredi 5 octobre 2016

Cannibales de Régis Jauffret

     A priori, rien ne m'attirait vers ce nouveau roman de Régis Jauffret. Le titre donne envie de fuir et n'ayant jamais rien lu de l'auteur, je n'avais pas de bons souvenirs (ou de mauvais...) pour m'appeler vers une nouvelle lecture. Tout cela, c'était avant que je lise la première page chez mon libraire (extrait) :
"Chère  Madame,
Geoffrey a dû vous faire part de ma décision et venir pleurer dans votre giron. Vous devez vous sentir beaucoup plus mal que moi. Je ne voudrais pas que votre tension fasse un bond comme à la Toussaint dernière. Comment vous expliquer à quel point je serais chagrine de vous savoir toute seule aux urgences ?
A votre âge, sous savez sans doute que les amours sont des ampoules. Quand elles n'en peuvent plus de nous avoir illuminés, elles s'éteignent. (...)"
Le ton est donné, et tout le livre est à l'avenant, irrésistiblement drôle, ce que ne laissait pas présager le titre, il faut l'avouer, et encore moins la quatrième de couverture qui évoque l'histoire de ce roman épistolaire. Noémie, vingt-quatre ans, vient de rompre avec Geoffrey, un homme beaucoup plus âgé qu'elle (il pourrait largement être son père). Elle envoie un courrier à la mère de ce dernier. Commence alors entre les deux femmes un échange le lettres qui va les amener à envisager de supprimer le fils et conjoint finalement honni. Mais le tuer ne les contente pas, elles vont jusqu'à imaginer une consommation des restes du pauvre homme. 
Sur ce fil d'intrigue, Régis Jauffret construit un roman jubilatoire où l'humour (noir) domine. On s'amuse et après avoir lu une lettre, on en redemande ! Voyez plutôt :
"Je vous voudrais complice de mon instinct de pondeuse tout autant que de son assassinat. Que sa bourrelle porte son enfant tandis qu'elle apliquera le fer rouge. Un enfant comme suprême vengeance, la joie d'élever le descendant du père supplicié. (...) Ills nous ont assez persécutées depuis l'Antiquité, à l'avenir nous serons les combattantes qui riveront leur clou à ces reproducteurs dont ne rechercherons dorénavant que le nectar. (...)
Je vous embrasse tendrement, chère Jeanne. A propos, je porte ce soir cette culotte dorée dont je vous avais annoncé l'achat il y a quelques semaines. Elle répand ses paillettes dans mon intimité qui les diffuse à ma personne dans son entièreté. Je suis à ce point scintillante que je vous écris lampe éteinte. Noémie".
Un très bon moment de lecture, qui a ouvert pour moi la rentrée littéraire.

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