mardi 29 août 2017

Snor de Ragnar Jonasson

     Oyez oyez, lecteurs et lectrices des polars venus du froid ! Vous avez trop chaud ? Rien n'est venu refroidir votre été caniculaire ? Vous transpirez sans l'ombre d'un glaçon à l'horizon ? Votre belle-mère vient d'arriver en même temps que le dernier bulletin météo qui annonce 36° à l'ombre ? Vous préférez la lecture au buzz médiatique ? Vous souhaitez fuir la rentrée et son cortège d'énervé(e)s ? Détendez-vous ! ce nouvel auteur venu tout droit de l'Islande est pour vous ! Je vous garantis avec cette lecture deux ou trois jours frissonnants, entre congères et blizzards polaires. 
   Comme l'annonce le sous-titre du roman, il s'agit d'un "huis-clos à l'islandaise". Il se déroule à Siglufjördur, une petite ville perdue au nord de l'île. Ari Thor, jeune étudiant de l'école de la police vient de terminer ses études. Après un parcours un peu étonnant puisqu'il a suivi des études de philosophie avant de se diriger vers la théologie, il a finalement opté pour le "concret", abandonné l'étude des religions et le voilà fraîchement émoulu de l'école de Reykjavik. Alors que se profile la crise économique, on lui propose un poste à Siglufjördur, poste qu'il accepte, le considérant comme une opportunité face au contexte politique du pays. Quittant sa petite amie qui fait des études de médecine dans la capitale, il se retrouve seul dans une petite ville où chacun se connaît et où il va être surnommé "le révérend". Alors que l'hiver arrive et qu'Ari commence à faire des crises de claustrophobie, deux crimes vont venir perturber la petite ville nordique. Un vieil écrivain œuvrant pour le théâtre local est retrouvé mort après une chute "accidentelle" dans les escaliers et une jeune femme est retrouvée à moitié nue dans la neige, dans son jardin. Alors que la lumière baisse, la tension monte... et un nouvel auteur est né ! La suite des aventures d'Ari Thor est déjà disponible chez La Martinière avec Mörk dont le premier chapitre, proposé à la fin du poche, est plutôt alléchant...

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samedi 26 août 2017

Des nouvelles concernant la lecture commune des contes d'Andersen, entre autres...

Source de la photo ICI
   Dame Margotte cherche un nouveau nid ! Or, ayant chanté tout l'été, de peur de se trouver fort dépourvue lorsque la bise sera revenue, elle s'active pour trouver un lieu qui veuille bien accueillir ses nombreux livres... Autant dire qu'elle dispose de peu de temps pour lire, hélas... Tout cela pour vous dire qu'elle se voit obligée de repousser le délai pour la lecture commune des Contes d'Andersen initialement prévue pour le 31 août. Elle propose donc un report au 1er octobre. Cela va peut-être arranger les participantes, Nathalie et Claudialucia.
   Durant ce délai, de nouvelles inscriptions peuvent se faire bien sûr (sur ce billet ou le billet initial de la LC) ! Alors n'hésitez pas à vous joindre à nous. Lire l'original de "La petite sirène", ou des contes aussi délicieux que "Le Rossignol", c'est un vrai plaisir. 
Bon week-end à tous et toutes !


jeudi 24 août 2017

Intempérie de Jesus Carrasco

     Voici un livre dont la lecture m'a été "imposée" par Mlle Margotte. Comme elle me le conseillait vivement depuis un certain temps et que je ne me décidais toujours pas à suivre son judicieux avis, elle me l'a tout simplement mis dans les mains lors d'une de nos sorties communes en librairie (à chacun ses sorties familiales...). Dès le lendemain, j'étais donc à l'ouvrage, intriguée par une quatrième de couverture avec une critique de Nicolas Ungemuth qui y allait de sa comparaison avec Cormac McCarthy, un auteur placé en haut de ma petite hiérarchie littéraire personnelle.
   Et là, dès la première page, le choc ! Oui, parfaitement, le choc. Une ambiance forte, immédiatement posée. Dans un lieu indéfini, un enfant, terré dans un trou argileux, essaie d'échapper à des poursuivants : "pour recouvrir le trou, il avait disposé du bois d'élagage sur deux rameaux plus gros qui faisaient office de poutres". On ne sait pas pourquoi il cherche tant à fuir les hommes du village mais l'on apprendra assez vite que la violence paternelle n'y est pas étrangère. Sorti de son trou, l'enfant prend la route du nord. "Cela ne faisait pas un jour entier qu'il s'était enfui, mais il savait que c'était amplement suffisant pour que la peur dévalât les rues du village vers la maison de ses parents." Et en plus de l'errance qui va commencer pour le garçonnet, c'est bien la peur qui va envahir son monde intérieur. 
   Dans une ambiance atemporelle, Jesus Carrasco compose une histoire de Petit Poucet, un Petit Poucet qui effacerait ses traces afin de ne pas être retrouvé par une horde d'ogres touts plus malfaisants les uns que les autres. Mais, sur sa route, il rencontrera des "adjuvants", et en premier lieu, un berger. Il faudra bien cela pour lutter contre les opposants qui ne manquent pas ! Et il faut bien cela pour trouver à se nourrir sur une terre aride qui semble presque lunaire. On tremble pour cet enfant et on oscille entre frayeur et fascination, complètement baignées dans un monde tout droit sorti d'un conte noir
   Durant cette lecture fébrile, de nombreuses références sont venues s'imposer à moi. Pedro Paramo a surgit le premier, pour les paysages désertiques et les étendues qui semblent habitées uniquement par des fantômes. Cormac McCarthy, celui de La Route, surgit en effet de la mémoire, pour la violence et l'ambiance crépusculaire. Le film de Tod Browing, Les Freaks, propose aussi quelques images à coller sur des scènes aussi intenses que surréalistes.
Un premier roman qui m'a laissée comblées et admirative. Le deuxième, La Terre que nous foulons, est sorti en 2016... et Mlle Margotte a déjà accepté de me le prêter...

mercredi 16 août 2017


   Ruth Law est détective privée. Elle a exercé dans les rangs de la police et après "une affaire qui a mal tourné", elle travaille en solo. Depuis, elle a également compensé son âge (49 ans), par des "améliorations" physiques pour la plupart illégales. Elle fait également fonctionner à plein régime son "Régulateur", un engin implanté en haut de la colonne, qui évites les flux émotionnels désordonnés.
   Ruth s'avère excellente dans son métier, et c'est pour cela qu'un jour, la mère d'une jeune femme assassinée sauvagement vient lui confier l'enquête. La police, de son côté, piétine, voire se trouve au point mort. Alors qu'elle prend cette affaire en charge, la détective va se retrouver face à son passé...
   Ne passez surtout pas à côté de ce petit livre de SF publié par les éditions Le Bélial' dans la collection "Une Heure lumière" : le temps qu'il m'a fallu pour tourner compulsivement les 93 pages de ce court roman (plutôt une nouvelle d'ailleurs). L'auteur, Ken Liu, est né en Chine en 1976 et la communauté chinoise est très présente dans le récit. Aujourd'hui titulaire d'un doctorat en droit mais également programmeur, l'écrivain utilise ses connaissances en informatique pour nous proposer une vraie réflexion sur les usages des nouvelles technologies. La nouvelle se dévore, entre polar et SF, tout en posant de vraies questions. On ne peut s'empêcher de frémir en pensant à l'hypersurveillance qui peut naître de nos engins dits "connectés" pour ne pas utiliser les mots "contrôlés" ou "surveillés". Heureusement, je l'ai lu loin de tout réseau...
   On trouve, en France, du même auteur, La Ménagerie de papier, un recueil qui a été lauréat du Grand Prix de l'Imaginaire 2016. Cela sera sans doute ma prochaine lecture "SF".


dimanche 13 août 2017

Les Secrets de l'île de Viveca Sten

   Voilà un bon petit polar venu de l'Europe du Nord dont il ne faut pas se priver. Viveca Sten, romancière suédoise, en est à son quatrième roman et si l'on y retrouve tous les poncifs des romans policiers venus du froid (entre les îles isolées et les vieux grognons mal embouchés), on y plonge comme dans de vieux chaussons après une sortie par une nuit froide et sans lune.
   Tout commence par ce qui ressemble au suicide d'un adolescent. Marcus Nielsen, un étudiant de 22 ans, est retrouvé pendu dans sa résidence pour étudiants. Alors que la police s'apprête à classer l'affaire, l'inspecteur Thomas Andreasson, après avoir reçu la mère qui ne croit absolument pas au suicide, prend la peine de continuer les recherches. Elles ne vont pas tarder à le mener près de l'île de Sandhamn où se trouve la base militaire de Korsö.
   Et justement, en alternance avec le récit de l'enquête, le lecteur découvre par bribes le journal d'un jeune homme qui s'ouvre en octobre 1976. Celui-ci vient d'intégrer un groupe de huit garçons, crânes rasés et treillis kaki, et porte le matricule 103. Le groupe est mené par un sergent qui va vite s'avérer être un parfait salaud doublé d'un sadique...
   La lecture avance donc assez fébrilement, entre volonté de découvrir l'assassin du jeune Marcus, qui, dans le cadre de ses études de psychologie, travaillait sur les comportements des groupes, et envie de découvrir ce qui est arrivé à la fin des années 70 aux jeunes militaires. Un polar venu du froid qui ne restera peut-être pas dans les mémoires mais agréable à lire, et qui rempli tout à fait honorablement son office (lu en deux jours 1/2...).
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jeudi 10 août 2017

L'Héritage de Karna de Herbjorg Wassmo - tome 3 et fin de la saga

Et bien ! voilà qui clôt en beauté la saga de la famille Gronelv. J'ai terminé le livre tardivement, ne pouvant le lâcher avant l'émouvant épilogue... Ce dernier volume résume en quelque sorte l'épopée de Dina car tout y est : la flamboyance, les sentiments exacerbés qui mènent au meilleur comme au pire, le rire et les larmes (beaucoup de larmes...), le goût du péché et celui du rachat, enfin, pour conclure, un véritable concentré romanesque. Autant dire que je n'ai pas boudé mon plaisir, d'autant plus que je venais de lire les deux premiers volumes de la trilogie intitulée L'Héritage de Karna, ce qui m'avait permis de reprendre contact avec les personnages de la saga.
Et hop ! une trilogie de l'été...
Le premier chapitre s'ouvre le 10 août 1884, jour du martyr de St Laurent, brûlé vif. Cette date n'a pas été choisie par hasard mais je n'en dirai pas plus... Encore une fois, l'entrée en matière se trouve liée à notre héroïne : un énorme piano à queue est livré sur le quai de Strandstedet pour être emmené au Grand Hôtel maintenant propriété de Dina. Car toute la famille a quitté Reisnes pour s'installer à la ville où Benjamin exerce comme médecin. Il a repris le cabinet de l'ancien docteur de la ville. Alors que Karna grandit, elle regrette aussi son ancien lieu de vie.
Alors que la Révolution industrielle est en marche, les liens familiaux vont être soumis à bien des tensions. Le passé ne manquera pas de ressurgir, y compris lorsqu'on s'y attend le moins. Je n'en dévoilerai pas plus car il ne s'agit pas de rompre le charme de la découverte de cette saga romanesque qui, à peine terminée, donne envie de s'y replonger !
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Extrait
"Les premiers temps à Strandstedet elle avait été malade de nostalgie. Reisnes lui manquait tellement qu'elle en avait usé deux paires de chaussures le premier été en donnant des coups de pied de rage dans les cailloux. Finalement papa avait déclaré qu'elle n'avait qu'à aller nu-pieds.
Alors elle s'était déchaussée et elle s'était promenée pendant des heures sur les cailloux du rivage. A son retour, papa avait été obligé de la panser. Il la grondait et la pansait en même temps. En fait, il la pansait surtout.
- J'rentre à pied à Reinsnes ! avait-elle dit."


lundi 10 juillet 2017

Lecture commune et mode nomade !

Avant d'adopter le mode nomade, je viens vous proposer une première lecture commune associée au challenge littérature nordique. Il s'agit de l'intégralité des Contes d'Andersen, grand écrivain danois. Difficile de passer à côté de ce grand classique de la littérature mondiale qui a le mérite de nous plonger dans l'univers imaginaire du grand Nord. Idéal pour commencer notre métamorphose en "Reines des neiges" ! 
Je vous propose une lecture pour la fin août (le 31), ce qui nous laisse un peu de temps. 
Pour les mois qui suivent, j'ai pensé à La Maison de poupée d'Ibsen (un peu de théâtre...) et au Palais de glace de Tarjei Vesaas, mais rien n'est encore fixé. Vous pouvez me donner votre avis ou faire des propositions qui peuvent nourrir mon inspiration pour la rentrée...
 
 Je profite de ce billet pour vous dire que je passe en mode nomade... D'ici quelques jours, ma présence va se faire épisodique pendant un moment, le temps de lire et de rédiger des billets, dans des lieux qui seront loin de toute possibilité de connexion. Rien de mieux pour se reposer, rêver de grand nord et écrire. 
Je vous souhaite un bel été ainsi que des lectures aussi enrichissantes qu'enthousiasmantes !

Source image ICI

dimanche 9 juillet 2017

L'Héritage de Karna de Herbjorg Wassmo - tomes 1 et 2

     C'est avec délectation que j'ai replongé en ce début d'été dans la saga romanesque de Herbjorg Wassmo consacrée à Dina, magnifique personnage féminin. Pour éclairer ceux et celles qui ne connaissent pas cette fresque qui se déroule dans le nord de la Norvège, à Reisnes, un comptoir dédié au commerce maritime, elle se compose de 8 volumes.
- La trilogie dite du Livre de Dina (titre du premier volume). On y découvre Dina enfant, au milieu du XIXe siècle. Elle deviendra une jeune fille fougueuse qui, bien que mariée à un homme beaucoup plus âgée qu'elle, mènera une vie riche et indépendante.
- Le diptyque Fils de la Providence où l'on retrouve la sulfureuse Dina mais aussi son fils Benjamin, parti faire ses études de médecine à Copenhague.
- L'ensemble se clôt par la trilogie de L'Héritage de Karna dont j'avais lu le premier volume, et abandonné le deuxième, sans doute prise par d'autres occupations. Ma participation au défi "Les trilogies et les séries de l'été" ainsi que le challenge "littérature nordique" étaient deux excellentes raisons pour reprendre cette lecture et connaître enfin la fin de cette grande saga norvégienne.
J'ai littéralement dévoré ces deux premiers opus. Mon péché n'appartient qu'à moi m'a permis de retrouver les différents personnages de la saga de Dina (Stine, Oline, Anders, Benjamin, etc.) et de faire connaissance avec la petite Karna. Le personnage central de cette trilogie est la fille de Benjamin, et donc la petite-fille de Dina. Enfant éveillée tout autant que sauvage (on repense à Dina enfant bien sûr...), elle est atteinte d'épilepsie. Ce volume voit Benjamin revenir à Reisnes, après ses années de médecine à Copenhague. Le retour sur cette côte battue par les vents est l'occasion de découvrir un monde nouveau, car en cette fin de XIXe siècle, le hareng a disparu. Je me suis installée auprès des personnages sans bouder mon plaisir tout en suivant avec fébrilité les relations compliquées entre les membres du trio amoureux Anna, Hanna et Benjamin. J'ai commencé le deuxième volume alors que je venais à peine de tourner la dernière page du premier...
Il faut dire que la motivation était au rendez-vous puisque Le pire des silences voit Dina revenir enfin à Reisnes. Le livre s'ouvre en 1878 et c'est durant un jour de mai, "en plein vent d'ouest et par un ciel d'orage" que Dina débarque à Strandstedet. Ce retour de l'aventurière, de celle qui a abandonné son enfant durant dix-huit ans, va bousculer le fragile équilibre de la petite communauté maritime. Car Dina revient avec de l'argent, et avec des idées assez précises sur la manière de survivre à la Révolution industrielle qui est en marche. Mais surtout, ce retour fait resurgir les anciennes blessures, que cela soit le dépit d'Anders, le mari délaissé, ou la colère de Benjamin, l'enfant abandonné. J'ai lu ce deuxième opus aussi vite que le premier ! J'ai été particulièrement sensible au rôle joué par le passage du temps dans les relations entre les personnages. Autant vous dire que j'ai déjà le troisième et dernier opus de la série que je vais commencer au plus vite.
Une façon enthousiasmante pour moi de vous proposer un premier billet pour le challenge littérature nordique, et pour vous inviter à commencer cette saga à lire absolument.

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vendredi 7 juillet 2017

Challenge littérature nordique


   Alors que l'été nous annonce des chaleurs importantes, il est temps de partir se mettre au frais. Je propose donc, pour une durée d'un peu plus d'un an, de partir découvrir les littératures nordiques. 

Le challenge commence aujourd'hui et sera clôt le 31 août 2018 

Voilà déjà un moment que je souhaite découvrir plus avant une littérature riche et variée puisqu'elle englobe les auteurs islandais, finlandais, norvégiens, danois et suédois (on parle de littérature scandinave lorsqu'on enlève la Finlande et parfois l'Islande...). J'ai choisi de monter dans le grand Nord et d'inclure les Islandais, ne serait-ce que pour profiter des polars d'Indridason !
   Outre que je souhaite découvrir la littérature contemporaine nordique, cela s'accompagne pour moi d'un challenge personnel, à savoir inverser la tendance qui s'affiche sur ce blog (une majorité d'auteurs anglo-saxons : je n'ai rien contre eux mais la diversité ne nuit pas !).


   Je proposerai durant la durée du challenge des RAT nordiques et l'hiver, bien sûr, sera le moment fort du challenge ! J'envisage également un mois "polars nordiques", ainsi que des lecture communes (vous pouvez aussi en proposer). Il s'agit de lire des auteurs nés dans les pays pré-cités. Tous les genres sont acceptés, y compris la littérature jeunesse ou les albums, le principal étant de partir à la découverte d'une culture (ou de cultures)... Des semaines thématiques pourront être envisagées afin de découvrir la cuisine par exemple, ou le théâtre (je pense à Ibsen...). 
L'inscription de fera sur ce billet.


Je propose trois catégories :
- Poucette : niveau de découverte un à trois livres.
- Petite sirène : niveau curieux, de trois à cinq livres.
- Reine des neiges : niveau "expert", plus de cinq livres.

Je m'inscris en catégorie "reine des neiges", ayant déjà commencé mes lectures avec la reprise de la trilogie de Karna d'Herbjorg Wassmo (dernière série de l'histoire de Dina). Afin de vous donner des idées de lectures, je vous mets les liens des billets "nordiques" déjà publiés (Islande, Norvège, Suède). Pour le moment, je n'ai rien du côté du Danemark et de la Finlande. Je proposerai durant l'été une petite promenade dans la littérature nordique... J'en profite pour vous souhaiter un bel été, avec de nombreuses lectures. Vi sees senere ! A bientôt !

Les participantes enthousiastes et leurs billets :

Catégorie Poucette
     * Manika 27
- Le Lièvre de Vatanen de Arto Paasilinna
- Hypothermie d'Arnaldur Indridason 

     * Marilyne, blog Lire & Merveilles 
- Le Violon du fou de Selma Lagerlö
- Le Palais de glace de Tarjei Vesaas
- Lumikko de Pasi Ilmari Jääskeläinen

     * Hilde, du Livroblog
- Hypothermie de Arnaldur Indridason 
- Le Bonhomme de neige de Jo Nesbo 

     * L'Or, blog L'Or rouge 
 - Snjor de Ragnar Jonasson
 
Catégorie Petite sirène

   * FondantGrignote, blog Le Terrier d'une grignoteuse de pages
Lumikko de Pasi Ilmari Jääskeläinen
- A la grâce des hommes de Hannah Kent (roman qui se déroule en Islande)
- Comment braquer une banque sans perdre son dentier de Catharina Ingelman Sundberg 
- Quand le destin s'en mêle de Anna Jansson 
- Aurore et la petite auto bleue de Anne-Caty Vestly 

     * Valou, blog Les Quotidiennes de Valou

     * Anne, blog Des mots et des notes
- Les Bottes suédoises d'Henning Mankell
- Marcher de Thomas Espedal 
- Le Palais de glace de Tarjei Vesaas
- Chienne de vie de Helle Helle 
Bäckström Episode 1 : Linda, de Leif GW Persson

     * Martine, blog Les Lectures de Martine (et plus). Billet de présentation ICI

     * Kathel, blog Lettres exprès 
- Soleil de nuit de Jo Nesbo 
- Ör de Audur Ava Olafsdottir


Catégorie Reine des neiges

     * Adrienne, blog Elle s'appelait Adrienne
- La Minute de vérité de BjØrn Sortland
- Hors-service de Solja Krapu
- M comme Maison de poupée pour Une Maison de poupée d'Ibsen 

     * Aifelle, blog Le goût des livres
- L'Eté infini de Madame Nielsen
- Sable mouvant de Henning Mankell 
- Dans l'ombre, tome 1 de Arnaldur Indridason 
- Dans l'ombre tome 2, La Femme de l'ombre de Arnaldur Indridason 
- Dans l'ombre tome 3, Passage des ombres de Arnaldur Indiridason
- J'ai toujours ton coeur avec moi de Soffía Bjarnadóttir
- Des chemises comme s'il en pleuvait de  Kaarina Keikkonen
- Il n'en revint que trois de Gudbergur Bergsson 
- Les Invisibles de Roy Jacobsen 
- Quelle n'est pas ma joie de Jean-Christian Grondahl 
Snjor de Ragnar Jonasson

     * Maggie, blog 1001 pages
- Snjor de Ragnar Jonasson
- Dans l'ombre de Arnaldur Indridason 
- Promesse de Jussi Adler Olsen (en version audio)

     * Margotte, blog Le Bruit des pages
- Mon péché n'appartient qu'à moi et Le pire de silence, billet sur les deux premiers volumes de L'Héritage de Karna de Herbjorg Wassmo.
- Les Femmes si belles. Fin de la trilogie de Karna de Herbjorg Wassmo. 
- Les Secrets de l'île de Viveca Sten
- Snjor de Ragnar Jonasson
- Je voyage seule de Samuel Bjork
- Les Contes d'Andersen 
- Munch de Steffen Kverneland (BD)

     * Claudialucia, blog Ma Librairie
- Une Maison de poupée d'Ibsen (pièce vue au festival d'Avignon)
- Les Guerres de Lisa de Anne-Cathrine Riebnitzsky 
- Dans l'ombre d'Arnaldur Indridason 
- La Mort en Arabie de Thorkild Hensen
- Les Contes d'Andersen
- Nuit de printemps de Tarjei Vesaas
- Les Invisibles de Roy Jacobsen
- En Sacrifice à Moloch de Asa Larsson
- Horreur Boréale de Asa larsson
- Le Sang versé de Asa Larsson 
- Ör de Aurdur Ava Olafsdottir
- Le Prodige de Ray Jacobsen
- Peer-la-chance d'Andersen 
- Un ennemi du peuple d'Ibsen 
- Le Banni de Selma Lagerlö

     * Emma, blog Emma et son petit monde
- Le Pacte de Lars Kepler
- L'Heure trouble de Johann Thorin
- Profanation de Jussi Adler Olsen 
- Roseanne de M. Sjöwall et P. Wahlöö 

     * Cléanthe, blog Dans la bibliothèque de Cléanthe
- Une Histoire de corde de Veijo Meri 

   * Eva, Patrice et Goran du blog Evabouquine 

jeudi 6 juillet 2017

Contrepoint d’Anna Enquist

Livre: Contrepoint, Anna Enquist, Actes Sud, Babel, 9782330026943 ... 

 
   Attention, attention, voilà un magnifique roman qui oscille entre gravité et légèreté, comme un morceau de Bach. Et de Bach il est bien question dans cette histoire construite autour des Variations Goldeberg du musicien. Le livre s’ouvre sur les quatre premières mesures de l’aria qui sert d’introduction au premier chapitre. Il en sera de même à la fin : le livre se clôt sur l’Aria Da Capo de l’œuvre musicale. Les deux arias encadrent donc trente chapitres, comme les trente variations, et chaque chapitre s’ouvre sur les quatre premières mesures d’une variation. C’est un roman étonnamment musical, que j’ai lu sans écouter Bach, mais que je relirai un jour avec. Car c’est un roman d’une force extrême. La musique, si elle sert « d’accompagnement », est surtout la compagne d’une vie qui se « joue » devant nous, au fil de la lecture et des mesures.
   Une femme, tout en jouant du piano, écrit. Elle analyse les Variations Goldberg, les interprète, tente de comprendre l’écriture de Bach. En écho aux variations se tissent petit à petit en elle les souvenirs d’une vie, de la naissance des enfants à aujourd’hui. C’est tout le passé qui se déploie au son du piano. Dans chaque chapitre, un morceau de la vie familiale, heureuse, et des réflexions sur l’œuvre musicale.
   Entre les notes et entre les lettres, Anna Enquist nous propose une réflexion sur les pouvoirs de l’art. Comment il peut participer à la reconstruction de soi, comment il peut accompagner la pensée quand elle se délite dans la souffrance et la peine. Un très beau livre qui m’a bouleversée et que j’ai refermé doucement, comme on ferme doucement un coffret où sont enfermés de délicats objets. Un livre à relire en écoutant, ou, encore mieux, en jouant les Variations Goldberg

 L'Aria da capo
 
Extrait (incipit)
« La femme au crayon, penchée sur la table, lisait une partition de poche des Variations Goldberg. Le crayon était en bois noir de qualité. Il était coiffé d’un embout argenté, où se dissimulait un taille-crayon. Le crayon était suspendu au-dessus d’un cahier vide. A côté de la partition étaient posés des cigarettes et un briquet. Un petit cendrier en métal, cadeau compact et brillant d’un ami, trônait sur la table.
La femme s’appelait tout simplement ‘femme’, peut-être ‘mère’. Il y avait beaucoup de problèmes d’appellation. Il y avait beaucoup de problèmes. (…) »

Les billets de Keisha, Biblioblog, Le Nez dans les livres, et Cathulu.