lundi 22 janvier 2018

RAT d'hiver pour le challenge nordique


     Alors que la pluie et la grisaille viennent ternir un hiver qui reste chaud mais plus qu'humide, je viens vous proposer de partir dans le grand Nord pour un week-end de RAT. Je vous propose le week-end prochain ou celui des 3 et 4 février.
   Mercredi, je viendrai faire le point  des commentaires afin de voir quel est le week-end qui recueille le plus de "voix". J'ai mis en place un sondage doodle ICI.Comme vous le voyez sur le logo, pas de date encore. Cela sera ajouté en milieu de semaine...
  Les modalités commencent à prendre forme... (comme cela ne se bouscule pas, je prends un peu mon temps...).
  Le RAT sera l'occasion de rester au chaud, sous un plaid, à lire et à se reposer...

Modalités :

Le challenge se déroulera du vendredi soir 19h au dimanche 0h. Il comportera quatre niveaux associés aux divinités nordiques :
- Niveau Odin : avec le dieu souverain de la mythologie nordique, vous partez pour 24 heures de lecture. Il faudra prévoir plusieurs plaids et du thé en abondance ! Vous pouvez aussi opter pour 1000 pages à lire (au choix !). Oui, 1000 pages, on ne plaisante pas dans les hautes sphères...
- Niveau Njörd : le dieu de l'abondance tout de même. Il faudra donc lire 12h et/ou 500 pages.
- Niveau Freyja : la déesse de l'amour vous laissera un peu plus de temps... Vous devrez lire 6h durant ce RAT et les pages se tourneront au gré des vents et de votre humeur.
Les larmes d'or de Freyja par Klimt
- Niveau Freyr : avec le dieu de la vie, tout se fera à votre gré, choix des heures comme des pages ! Vous pouvez donc participer même sans être inscrit(e) à un quelconque challenge ou défi... L'objectif restant d'échanger et de s'amuser...

Pour les passionnées d'Ibsen, je lance à cette occasion une lecture commune qui pourra commencer durant le we de RAT et se terminer aussi pour les plus courageuses... Les billets toutefois ne seront publiés qu'à la fin du mois de février, le 28. Je laisse le choix de l’œuvre. Vous pouvez bien sûr vous inscrire à la lecture commune sans participer au RAT !
Pour les mordues de polars nordiques, le défi du RAT sera : lire un de ces polars. Là encore, au choix !


lundi 8 janvier 2018

Mon prix Goncours des lycéens (1) - Nos Vies de Marie-Hélène Lafon


     C'est après avoir écouté l'émission L'heure bleue de Laure Adler que je me suis replongée dans la lecture de Marie-Hélène Lafon que je connaissais trop peu... Après une lecture intense de Joseph - un vrai coup de cœur - l'occasion s'est présentée de lire son dernier roman qui était en lice pour le Goncourt des lycéens.
   L'histoire se déroule sur fond de solitude urbaine. L'histoire, c'est celle de Gordana, une femme blonde aux cheveux rêches et à la poitrine plantureuse, avec des seins du genre "qui remplissent la photo". Gordana est caissière à Franprix. Elle survit plutôt qu'elle ne vit, s'économisant pour durer, vaillante au travail situé rue du Rendez-Vous à Paris. Le rendez-vous, c'est aussi celui de l'homme qui passe tous les vendredis matins  au magasin, présence silencieuse et tenace.
   N'attendez pas de cette lecture une romance faite de passions échevelées. Tout est question de style ici et, chez Marie-Hélène Lafon, le beau rôle appartient aux taiseux, qu'ils soient de la ville ou des champs. Comme ses taiseux, la romancière pèse ses mots, les choisis, les lisse, les malaxe et les dispose à la Flaubert. Il faut que cela claque, que cela porte loin. Elle nous laisse à voir et à entendre. C'est une musique et une ambiance. On ne se souviendra peut-être pas des détails de la vie de Gordana, faite de répétitions et de vagues moiteurs, mais on se souviendra du voile opaque qui la recouvre. C'est le voile des occasions manquées, celui des lendemains de fêtes qui déchantent, celui des renoncements qui finissent par laisser à la vie qui reste un goût amer. 
   Marie-Hélène Lafon vient de prendre sa place dans ma bibliothèque imaginaire (l'autre est encore en carton alors que je rédige ce billet...) entre Flaubert et Annie Ernaux. Je vise pour la suite son premier roman, Le Soir du chien, Renaudot des lycéens en 2001. 

L'incipit de Nos Vies
Elle s'appelle Gordana. Elle est blonde. Blonde âcre, à force de vouloir, les cheveux rêches. Entre les racines noires des cheveux teints, la peau est blanche, pâle, elle luit, et le regard se détourne du crâne de Gordana, comme s'il avait surpris et arraché d'elle, à son insu, une part très intime. Sa bouche est fermée sur ses dents. Elle s'obstine, le buste court et têtu, très légèrement incliné, sa tête menue dans l'axe. On devine ses dents puissantes, massives, embusquées derrière les lèvres minces et roses. Le sourire de Gordana éclaterait comme un pétard de 14 juillet.

https://delivrer-des-livres.fr/challenge-rentree-litteraire-2017/

vendredi 5 janvier 2018

Retour sur l'année 2017


     L'heure du bilan annuel des lectures est arrivé, et c'est toujours un petit moment de plaisir  ce retour en arrière qui permet de se souvenir de bons moments... Pas de grande surprise en ce qui concerne le nombre de livres lus qui reste à peu près stable, avec une légère baisse liée sans doute au changement de domicile... La grande nouveauté réside dans l'arrivée remarquée et remarquable du genre de la SF dans mon "bilan annuel". Ce genre représente 10 % de mes lectures, une vraie surprise ! Une bonne surprise aussi car l'année aura été marquée par des lectures enthousiasmantes de ce côté-là. Autre percée, le théâtre qui arrive maintenant en deuxième position des genres littéraires fréquentés. C'était un objectif, il est atteint... j'espère bien continuer à découvrir encore ce continent lié au spectacle vivant en 2018 ! 
   Les romans caracolent en tête, une fois de plus. J'ai décidé, cette année, de reprendre ma découverte des romans de Colette. Je relance donc le challenge que j'avais laissé de côté... (je proposerai un billet la semaine prochaine pour les inscriptions).

Les coups de cœur de 2017 :

- Meilleur classique : Le Grand Meaulnes d'Alain Fournier. Une merveille ! Trouvé dans une boîte à livres dans l'édition ci-dessous. Lu avec passion et émotion... Un grand merci à l'inconnu(e) qui a déposé ce livre dans la boîte !


- Meilleur roman : La Désoeuvre de Karine Henry. Livre suivi de très près par Summer de Monica Sabolo et La Terre qui penche de Carole Martinez...


- Meilleure pièce de théâtre : Une Maison de poupée d'Ibsen. En lien avec le théâtre, coup de cœur absolu pour Titus n'aimait pas Bérénice de Nathalie Azoulai.


- Meilleur livre de SF : Le Paradoxe de Fermi de Jean-Pierre Boudine. 
- Meilleur polar : Les Infâmes de Jax Miller
Mention spéciale au livre de plus flippant de l'année : Troupe 52 de Nick Cutter (attention, âmes sensibles s'abstenir).

Et vous ? Quel fut votre coup de cœur de l'année 2017 ?


jeudi 21 décembre 2017

Le Palais de glace de Tarjei Vesaas

     Premier roman de Tarjei Vesaas, auteur norvégien, Le Palais de glace a initialement été édité en 1963 avant d'être traduit puis édité par Flammarion en 1975. C'est à l'occasion d'une nouvelle traduction par Jean-Baptiste Coursaud pour les éditions Cambourakis que ce livre a pu trouver une nouvelle vie puisqu'il est ensuite sorti en poche chez Babel avec une couverture qui lui va comme un gant polaire. Et de froid polaire il sera bien question dans ce roman intemporel qui navigue entre le conte, le roman et la fable
   Tout commence par la rencontre entre Siss et Unn, deux fillettes de onze ans. C'est la fin de l'automne et, dans un lieu indéfini, tout est figé par le gel. La glace gagne en force sur le lac alors que Siss marche d'un pas résolu vers la maison de Unn. Elle s'enfonce dans le noir, sans aucune peur puisqu'elle va rejoindre celle qui est en passe de devenir sa meilleure amie : "elle portait ses pas vers Unn. Avec en elle le doux frémissement d'une attente."
   Cette rencontre chez la tante de Unn sera étrange autant qu'exaltante et va amener les deux fillettes à sceller un pacte d'amitié. C'est parce qu'elles se sont reconnues qu'elles fixeront ensemble le même miroir, au risque de trouver d'inquiétants frémissements sur la surface lisse. Or, au lendemain de cette association enfantine, Unn disparaît. Alors qu'une immense cathédrale de glace prend place sur le lac, le village va se lancer à la recherche de la fillette.
Si vous ne savez pas comment faire pour partir à la découverte de la littérature norvégienne, ce livre est pour vous (avec la trilogie de Dina bien sûr...). Il décrit avec une poésie féroce l'obscurité du Grand Nord, la glace qui crie et la neige qui vient recouvrir la nature. Tout est transparent dans ce roman et la lumière baigne l'ensemble d'une lueur vaguement spectrale par moments. On découvre, fasciné, l'architecture du "Palais de glace" et sa "salle des larmes". On est emporté par cette écriture à la fois simple, faussement simple et imprégnée d'images et de lumière. Une très belle découverte !


Extrait (la découverte du Palais de glace par Unn) :
"C'était comme regarder à travers une vitre brillante.
Le soleil se leva au même moment, oblique et froid. Les rayons transpercèrent la glace, illuminèrent le fond brunâtre, la boue, les pierres, les plantes.
Aux abords de la berge, l'eau était entièrement gelée. Même la vase que recouvrait une pellicule blanche de givre et à laquelle se superposait l'épaisse couche de glace. Incarcérés dans ce bloc de glace, de larges feuilles en forme de sabre (...). Des galets noirs avaient roulés de la rive pour mieux se fixer dans cette masse, aux côtés de bâtons dépourvus d'écorce. Des fougères à la tige pliée, figées elles aussi, évoquaient des croquis d'une grâce infinie. Certaines étaient reliées au sol par la racine ; d'autres, alors qu'elles flottaient sur le lac, s'étaient trouvées captives de l'eau : la surface avait gelé, la croûte de glace s'était solidifiée, la glace acier continuait de s'édifier.
Unn observait , fascinée par le spectacle qui s'offrait à elle, plus étrange que n'importe quel conte de fées."



Participent à cette lecture commune :
Lilly, Claudialucia (un autre Tarjei Vesaas), Nathalie, Marilyne et Anne (j'espère n'avoir oublié personne, dites-moi si c'est le cas !).

lundi 4 décembre 2017

Pause déménagement

Source ICI
     J'ai évoqué ici plusieurs fois ici un déménagement... l'échéance approche et je dispose de moins en moins de disponibilité pour rédiger d'hypothétiques billets. Après un RAT bien sympathique, je vous abandonne donc le temps de finir mes cartons et d'installer sapin, calendrier de l'avent et livres dans mon nouveau chez moi (qui n'est pas la maison ci-dessus, même si elle me plairait bien !).Parce qu'en ce moment, côté livres, c'est un peu comme ça :

Source ICI
Je vous retrouve au mieux après Noël, au pire en 2018 pour vous souhaiter la bonne année. En attendant, je viendrai tout de même publier mon billet pour la LC sur Tarjei Vesaas et faire quelques mises en jour si vous proposez des billets pour le challenge nordique. En attendant, le décembre nordique de Cryssilda saura vous emporter dans le Grand Nord et je laisse un petit bouquet pour vous faire patienter en douceur... A bientôt !


vendredi 1 décembre 2017

RAT "Il était cinq fois Noël"


Comme tous les ans, Samarian et Chicky Poo nous ont concocté, une fois encore un petit RAT de lecture pour ouvrir les festivités du calendrier de l'Avent. Cela tombe bien ! Entre une météo à pleurer et les cartons dans la maison de Margotte qui cherche ses chers livres, il fallait bien ça pour se remettre en train... 
J'ai opté pour la formule la plus libre, version "Santa Baby" car je ne sais pas trop encore comment va se dérouler le week-end ! N'empêche que j'ai déjà acheté deux thés "spécial Noël", des chocolats et deux livres dédiés au RAT. Comme vous le voyez, la motivation est là et bien là. Je vais commencer dès ce soir, sans doute pour une petite heure, et on verra pour la suite.
Je vous retrouve donc plus tard, la mise à jour se fera sur ce billet. Bonne soirée à vous et bonne lecture... top départ vendredi 1er décembre à 21h (pour les détails, c'est ICI).

Les participantes : Bidib Ma petite médiathèque Samarian - L'Or Rouge - Clarabel - Lou - Samlor - Sorbet-Kiwi - Lilas - Cléanthe - Stéphanie (mise à jour sans doute incomplète mais vous pouvez vous signaler...)

Vendredi  1er décembre 2017
Soirée au rythme doux. J'ai commencé en douceur avec une petite heure de lectures faciles. J'ai beaucoup ri en lisant le 4e volume des Vieux Fourneaux de Lupano et Cauuet. Il est moins drôle que les précédents mais on y retrouve avec un plaisir farceur ses vieilles canailles qu'on adore ! Et afin de rester en image tout en préparant un sommeil réparateur, j'ai terminé un petit livre qui m'accompagnait le soir ces derniers temps : Peindre le ciel. Turner, Boudin, Monet, Van Gogh. Quel plaisir ! 14 pages le nez dans le ciel, entre les bleus céruléens et le gris ardoise, avec les nuages, les doux nuages...


Bilan de la soirée
1h de lecture et 70 pages lues. Le sommeil fut aussi éthéré que le tableau de Constable...
Lecture complète : Les Vieux Fourneaux de Lupano et Cauuet. Tome 4. La Magicienne

Samedi 2 décembre 2017
9h30 - Rien lu encore ce matin, à part un bout de journal en rêvassant, un crêpe dans une main, un thé dans l'autre. Autant dire que ce RAT ne sera pas sous le signe de l'acharnement... Je passe faire un tour chez vous tout en réfléchissant à la suite des événements !

11h20 - Une heure de lecture casée ce matin (98 pages). J'ai avancé la lecture d'un roman qui carbure à 200 à l'heure : Les Infâmes de Jax Miller qui a eu le "prix Elle du polar" l'an dernier. Un excellent polar avec une nana qui n'a pas froid aux yeux en guise de personnage principal. Il ne me reste que quelques chapitres à lire, que je laisse pour cet après-midi car il est temps de passer aux "choses à faire" de la journée...  Je vous retrouve en début d'après-midi, en espérant que tout va pour le mieux dans vos chalets, entre plaid et bons livres !

16h15 - Encore une heure de lecture... et un livre terminé ! 65 pages sous adrénaline ! J'ai terminé, haletante, le polar de Jax Miller. Pour s'en remettre, une pause thé s'est imposée... avec quelques chocolats... Et comme je n'ai pas peur des contrastes, j'ai tranquillement commencé ensuite Un Noël en Sicile de Anne Perry. Voilà une lecture qui ne va pas me donner de sueurs froides... Les dix premières pages m'ont déjà transportée sur l'île de Stromboli où vient de débarquer James Latterly, Londonien en mal de changement.

Je vous retrouve plus tard... et avec, je l'espère, une 2e lecture pour accompagner ce petit opus de saison.

19h30, avant l'apéro... : hop hop hop, une petite demi-heure  et 42 pages de plus sur le Stromboli. Pourtant, j'avoue que le petit roman d'Anne Perry ne me passionne pas. Il est simple à lire, cela coule assez facilement, mais je le trouve presque mièvre. Enfin, j'attends qu'il se passe enfin quelque chose l'ambiance de Noël. Il faut dire qu'après le roman survitaminé de Jax Miller, on a un peu l'impression de passer de la moto (genre Harley) à la trottinette... Mais heureusement, j'ai trouvé ce que je vais lire en parallèle.

22h - Pas une seule page de tournée ce soir... après un petit tour chez les copinautes, je pars au fond de mon lit voir si il fait bon (ce dont je ne doute pas une seconde...). J'espère pouvoir lire un peu et viendrai faire un petit point demain. J'ai déjà hâte de commencer le dernier livre acheté pour l'occasion.
Bonne nuit les petit(e)s !



Dimanche 03 décembre 2017
Bilan de la journée d'hier 
Avec une soirée écourtée car je n'ai pas tenu longtemps éveillée sous ma couette douillette... ajoutant seulement 51 pages à mon score en un peu moins d'une heure de lecture...
- 3h de lecture
- 256 pages lues
- deux livres terminés à l'occasion du RAT
- une BD lue

8h30 - Après un petit tour chez les copinautes, je pars m'installer confortablement au canapé avec thé, livres et petits gâteaux. Je vais en profiter un peu ce matin car j'ai du travail qui m'attend dans la journée... J'ai commencé hier soir Joseph de Marie-Hélène Lafon. Après avoir entendu une émission sur France-Inter (ICI) où elle parlait très bien de son travail, j'ai eu envie de découvrir un nouveau livre de cette écrivaine. C'est une écriture du genre de celles qui "emportent"... encore plus loin que l'île de Stromboli...




10h30 - Un thé, trop de petits gâteaux et une heure et demi de lecture plus tard (80 pages lues), me voilà enthousiasmée par le livre de Marie-Hélène Lafon ! J'ai terminé vite fait, en sautant quelques pages le livre d'Anne Perry qui décidément, ne m'a pas convaincue. En dehors de l'éruption du volcan, rien ne m'a réveillée dans cette sombre affaire qui en plus, n'est pas crédible. Je vais garder le livre juste pour la couverture... En revanche, je savoure - et j'admire - Joseph dont je vais pouvoir me délecter encore dans la journée. En revanche, le travail n'a pas avancé d'un iota...

16h50 - Plongée dans le travail je suis, depuis des heures, et je n'ai pas terminé ! Je vous abandonne jusqu'à ce soir, en espérant que vous êtes douillettement installées sous vos plaids, avec un bon livre ;-)

19h - Lecture : le retour ! J'ai tout de même réussi à caler une petite demi-heure de lecture (après l'effort, le réconfort). 39 pages de Joseph lues. Je compte bien m'y remettre ce soir, et le terminer ! Quel livre ! Et maintenant, je vais rendre visite aux sportives du week-end...

Lundi 04 décembre 2017 - Le Bilan 
Hier soir, je n'arrivais plus à lâcher mes livres... Après avoir terminé Joseph (34 pages), j'ai attaqué Les Heures silencieuses de Gaëlle Josse, livre sorti de ma PAL préhistorique. Quelle belle surprise pour finir ce RAT ! 79 pages délicates et délicieuses. Je l'ai terminé...
Au total donc pour la journée de dimanche : 232 pages lues en environ 4 heures de lecture, je n'ai pas toujours regardé l'heure... 



Au total sur le week-end :
- 558 pages lues
- 8 heures de lecture
- Mission accomplie : j'ai lu deux ouvrages sur le thème de Noël ou de l'hiver. Noël en Sicile d'Anne Perry (grosse déception) et Les Heures silencieuses de Gaëlle Josse (gros coup de cœur !).
Mais j'ai également terminé des livres commencés... et lu avec un grand plaisir Joseph de Marie-Hélène Lafon ou Les Vieux Fourneaux, dans un registre très différent ! Bilan positif donc, et une joie toujours renouvelée de bavarder avec copinautes par clavier interposé. C'est toujours drôle de retrouver les inconditionnelles du RAT qui se reconnaîtrons...  Je passerai chez vous ce soir voir vos bilans respectifs. Bonne semaine à toutes !
Un grand merci à Chicky Poo et à Samarian pour l'organisation de ce RAT hivernal !

samedi 25 novembre 2017

Aux femmes de Hamdi Al-Gazzar

Photo de l'éditeur
     Lorsque les éditions Belleville m'ont contactée pour lire leur dernière publication, je me suis laissée tentée pour deux raisons. La première : il s'agit d'une petite maison d'édition indépendante qui s'enorgueillit de présenter des fictions "hors des sentiers battus", tout en donnant "une fenêtre sur le monde". L'aspect multiculturel de leur démarche ne pouvait que me séduire... et comme j'ai un faible pour l’Égypte dont je connais, hélas, bien peu la littérature, je me suis laissée embarquée de l'autre côté de la Méditerranée. Tant mieux ! car ce livre de Hamdi Al-Gazzar, élu meilleur livre de l'année en 2014 en Égypte, est une petite perle au goût d'Orient qui mérite de se laisser savourer !
   Le récit commence dans les années 60. Le jeune Sayed, âgé de quatre ans, fréquente l'école d'Ibn Touloun, près de la mosquée du quartier de Khalifa. Il vit entre son père et sa mère, mais aussi entouré d'une cohorte de femmes qui vont accompagner son existence, elles seront celles qui vont le faire grandir. De la première, Rouheyya, sa tante, à la dernière, Salwa. Chaque chapitre porte le nom d'une d'entre elles et nous conte l'apprentissage de Sayed que nous quitterons à ses trente ans. Ainsi, à seize ans, le jeune homme est fasciné par Zohra, la fille de quinze dans qui n'est pas du quartier mais qui est belle à couper le souffle, même habillée d'un simple sac en tissu ! Sayed à ce moment là a le cœur qui chavire vite et qui "commence à s'intéresser aux femmes".
   Ces dernières s'avèrent être les piliers qui structurent le roman comme elles vont structurer la vie du jeune héros. Et autour de lui, c'est tout un quartier qui prend vie sous les voix et les mouvements de ces femmes que l'on découvre dans leur quotidien. Le lecteur se retrouve emporté dans la vie quotidienne égyptienne. Il découvre un monde parfois brutal (dans les rapports père-fils par exemple) mais aussi rempli d'amour et de sensualité. L'écriture, à la fois simple et imagée, arrive à nous transporter au Caire et l'on plonge dans la chaleur dorée où la voix du muezzin rythme le temps journalier.
"C'est l'après-midi, par un chaud soleil, le jardin Al-Khalidin est magnifique avec ses arbres imposants, ses plantes, ses fleurs, le gazouillis des oiseaux, sa sérénité ; il est presque désert. Dans l'allée de gravier, sous un immense camphrier, un seul banc - et j'y suis assis avec Rim. Nous nous regardons et discutons sans retenus, en toute confiance."
   J'ai pris grand plaisir à cette immersion dans le monde cairote. Mais surtout, j'ai apprécié de découvrir un pays de culture arabe autrement qu'au travers de témoignages liés aux attentats ou aux problèmes religieux. Autant dire qu'au moment où le deuil recouvre le pays suite à un nouvel attentat (le plus meurtrier de l'histoire récente du pays dit Le Monde), ce livre présente un aspect du monde arabe qu'il est urgent de découvrir et de faire découvrir !
Merci donc aux éditions Belleville pour cet envoi qui prend sa place dans le challenge des ouvrages de la rentrée littéraire 2017. Il faut souligner également le très beau travail de composition de la couverture qui se marie parfaitement bien au sous-titre de l'ouvrage : "Ode sensuelle au cœur du Caire populaire". J'ai également eu un beau marque page assorti (voir photo ICI).
Je ne peux qu'être désolée de publier ce billet alors que le pays évoqué pleure ses morts ... C'est une bien maigre contribution mais je dédie ce billet à la mémoire des victimes.

vendredi 17 novembre 2017

Une Maison de poupée d'Ibsen


   Ibsen, petit bourgeois né en 1828 à Skien, a composé une œuvre forte marquée par la philosophie de Kierkergaard (mais il aimait aussi Voltaire !). Amateur de sagas islandaises, il a été nourri de ces textes où l'homme se dresse contre un destin contraire. C'est contre la société et ses miroirs trompeurs que Ibsen se dresse, exaltant une vie sans contrainte. Helmer, le mari de Nora, dans la pièce qui nous intéresse aujourd'hui, représente les attitudes superficielles qu'il veut dénoncer. 
   Le dramaturge norvégien a fait partie du mouvement de libération le "genombrott". Cela lui vaudra un exil de vingt-sept ans en Europe de l'Ouest. Metteur en scène au début de sa carrière, il a apporté un grand soin aux indications scéniques de ses pièces. Il possédait de nombreuses capacités artistiques puisque on lui attribut aussi une soixantaine de tableaux. Il a composé des recueils de poésie et dessiné lui-même des décors pour ses pièces.
Une maison de poupée, écrite en Italie, fut jouée pour la première fois à Oslo en 1880. La pièce provoqua de nombreuses réactions venues de tous les bords... des juristes aux psychanalystes. Elle s'inspire, comme Madame Bovary et bien d'autres œuvres littéraires, d'un fait divers réel. Une certaine Laura Kieler, pour sauver son mari malade, fit un emprunt (en secret), pour sauver son mari malade. Ce dernier, après avoir découvert l'affaire, demanda le divorce (au lieu de la remercier). 
La distribution de la pièce est simple et efficace : huit personnages dont "les trois jeunes enfants de Helmer". L'action se passe chez ce dernier. La première scène s'ouvre sur "Une maison confortable et de bon goût, mais sans grand luxe". C'est la période de Noël. Nora entre chez elle les bras pleins de paquets et elle est accueillie joyeusement par son mari Helmer qui lui lance des noms d'oiseaux comme "mon étourneau" ou "mon alouette" pour se moquer de ses tendances à la dépense. Arrive de manière inopinée Mme Linde, veuve sans le sou que Nora se propose d'inviter pour Noël. On apprend au travers de leurs échanges que la famille de Nora a traversé une période très difficile. Helmer a été gravement malade et ils sont partis dans le sud d'où il est revenu guéri. Ils avaient pourtant de gros problème d'argent...
Je ne reviendrai pas ici sur l'aspect féministe de la pièce déjà souligné avec brio par les copinautes ayant participé à cette LC dans le cadre du challenge nordique.  Quel texte ! J'ai pris un grand plaisir à découvrir cette pièce lue très vite. Le texte, en prose, est d'une fluidité extrême et la traduction de Régis Boyer doit être excellente je pense ! Je ne peux donc que vous conseiller la version proposée chez Garnier-Flammarion qui, en plus, propose un dossier passionnant. Je n'ai qu'une envie, découvrir d'autres pièces de l'auteur et j'envisage bien sûr une 2e lecture commune sur le théâtre d'Ibsen. Je la proposerai lorsque mon emploi du temps sera plus paisible...
Participaient également à cette lecture commune Adrienne, Marilyne, Nathalie, Claudialucia (qui a finalement rédigé un beau billet sur Tarjei Vesaas).


jeudi 16 novembre 2017

Des copies, des copies, toujours des copies... et un billet en retard pour mon challenge nordique

L'image parle d'elle-même... la période est néfaste et les vacances sont déjà loin... J'ai complètement oublié hier, mon billet sur Ibsen (il est pourtant presque terminé), occupée que j'étais à corriger un tas de copies qui commence à me faire furieusement penser à ma PAL préhistorique ! Je précise que la comparaison se fait non pas par rapport à la durée (j'ai tendance à rendre les devoirs rapidement au détriment de mes nuits), mais par rapport à la taille de la PAL en question (vous savez, celle dont j'évoque régulièrement le surpoids). Pourquoi cette narration me direz-vous ? Et bien pour vous dire que je pense à vous et que, dès cet après-midi... je reviens vous voir !
En attendant, bonne journée à tous et toutes.
Ajout de 21h15 : heu... finalement, il faudra attendre ce week-end... mais si vous êtes sages, vous aurez aussi un billet sur le festival de Lamballe si je ne me suis pas noyée sous mes copies...
PS : et merci pour vos encouragements, me voici regonflée à bloc (ou presque) pour rédiger mon billet à venir !