Je ne sais pas pourquoi mais parmi les dames et
demoiselles (que ces messieurs veuillent bien m’excuser mais ils sont
minoritaires…) qui tiennent des blogs littéraires, nombreuses sont les amies des
chats. Si je comprends cet amour pour le souple félin, je préfère, et de loin,
nos amis les chiens. Je voue un amour inconditionnel aux canidés… Alors vous
pensez bien que lorsque je suis tombée sur cette BD (au rayon des
« indépendants », à la bibli), j’ai tout de suite fondu dessus, tel
Médor sur son os (vous avez le droit de trouver cette comparaison douteuse).
Cette lecture est indispensable dans deux cas :
1. Comme moi, vous aimez les chiens. Vous allez y
(re)trouver toutes les habitudes de nos amis. Il est clair que l’auteur a
observé avec attention cet animal. La chienne Alfio, source d’inspiration
pour Toby, devait se comporter comme tous les bestiaux de sa race puisque
j’avais l’impression de regarder vivre la chienne qui en ce moment même, alors
que je rédige ce billet, pousse un petit roupillon dans sa panière, daignant
parfois soulever une paupière si je tape un peu trop fort sur l’une des touches
de mon clavier...
Tout y est : le jeu du bâton, l’air piteux lors du
repas alors que le ventre est déjà rempli afin d’obtenir ENCORE quelque chose…
et bien sûr, le désespoir en cas d’éloignement du maître ou de la maîtresse.
Rien de bien original pensez-vous… Et c’est là que la deuxième raison
intervient.
2. C’est drôle, très drôle même car cette parfaite
connaissance de la bestiole permet l’humour en jouant avec ses travers.
D’ailleurs, comme Toby, la BD est muette. Pas de paroles. Même le maître (un
peintre qui aime finir ses œuvres durant la nuit) est un taiseux. Pas de
dialogues donc, pas un seul mot. Juste les couleurs, et les gestes, sur des
planches divisées la plupart du temps en six cases. Les quelques phylactères
qui se trouvent dans la BD présentent des sigles ou des dessins qui imagent les
pensées de Toby. Le lecteur se trouve donc immergé dans le point de vue du
chien.
J’ajoute deux mentions spéciales pour ce que j’ai aimé
dans cette bd : l’une pour les récits de rêve de chien (voir ci-dessus), l’autre pour les
descriptions du chien au moment du repas. Monsieur Margotte n’a pu s’empêcher,
après m’avoir entendu rire en tournant les pages, de s’emparer de cette bande
dessinée publiée par les éditions Delcourt, collection Shampoing. Je précise qu'il a validé mon impression sur cet opus. Un bon moment
de lecture donc, pour rire et à offrir !



























