samedi 21 avril 2012

Accès interdit de David Morrell

    C'est par une froide journée d'octobre que D. Balenger rencontre pour la première fois ceux qui vont radicalement changer sa vie et qui se sont surnommés "les rampants". Journaliste au New York Times Sunday Magazine, il est chargé d'écrire un article de fond sur ce groupe d'historiens se considérant comme des "spéléologues urbains". La bâtisse choisie par le professeur qui dirige le groupe se trouve à Asbury Park. Elle a été édifiée par un industriel new-yorkais en 1871 afin de devenir une station balnéaire. Mais l'objectif principal de leur expédition nocturne est l'hôtel Parangon, construit en 1901 et dans lequel un homme souffrant d'agoraphobie s'est littéralement enfermé durant plusieurs années. Seul un collègue de l'un des membres de l'expédition a une trace de l'endroit où il vont aller puisqu'il s'agit d'une activité illégale. S'ils ne sont pas rentrés le lendemain avant 9h, il ouvrira la lettre cachetée et alertera les autorités.
   Il est 10h du soir lorsque le groupe s'approche de l'hôtel en forme de pyramide maya. Sur cet hôtel Parangon courent de bien sinistres histoires : son propriétaire se serait suicidé sur la plage qui le borde juste un an après sa fermeture en 1968. Malgré ses scellés et son air de bunker imprenable, est-il aussi désert qu'il en a l'air ? 
   Vous l'avez compris, il va se passer bien des choses dans cet endroit à "l'accès interdit". L'action se tient entre 21h et 4h du matin. Chaque heure composant une partie, la tension monte d'un cran d'heure en heure... Ce livre mérite vraiment l'appellation "thriller". Voilà une lecture bouclée de manière fébrile en 24h à peine. Je n'ai pu lâcher une page avant de l'avoir terminé... Mais il s'agit surtout d'un thriller dans le bon sens du terme : l'auteur n'a pas eu besoin d'en rajouter dans le sanglant ou le franchement gore (c'est à la mode aujourd'hui...). S'il y a quelques passages sanglants, c'est surtout grâce à l'atmosphère créée par le milieu clos que David Morell nous fait frissonner. Le noir, les bruits, les rats, la présence de l'eau et des moisissures, tout cela fait monter la tension qui atteint des sommets car le lecteur va de surprises en surprises, et souvent sans les voir venir. C'est vraiment un bon thriller à l'américaine !

David Morrell
   L'auteur est fort connu aux États-Unis puisqu'il s'agit de celui qui a écrit First Blood, roman qui a inspiré le personnage de Rambo, "père" de tous nos romans d'action modernes (il fut publié en 1972, Morrell était alors professeur à l'université d'Iowa).

Extrait :
"Rampants.
C'est le nom qu'ils se donnent eux-mêmes. Ca fera un bon article, pensa Balenger, et c'est la raison pour laquelle il les rencontrait dans ce motel perdu du New Jersey, dans cette ville fantôme de six-sept mille âmes. Des mois plus tard, il ne pourrait toujours pas supporter de rester enfermé dans des pièces closes. L'odeur aigre de la moisissure continuerait à réveiller en lui le souvenir des cris. Le faisceau d'une torche ne manquerait pas de le faire transpirer de peur."......

14 commentaires:

  1. la couverture ressemble très fort à celles qu'on peut se fabriquer soi-même, pour jouer, avec les éditions aléatoires...
    (j'y ai joué un jour sur mon blog)
    et c'est là qu'on voit que cet aspect marketing a son importance, et influence même des lectrices assidues comme moi ;-)
    c'est grave!

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    1. @Adrienne : j'ai trouvé ce livre dans une maison de vacances et je l'ai lu car je n'avais rien d'autre à me mettre sous les yeux... Quelle bonne surprise ! Je ne sais pas si je l'aurais acheté dans une librairie grâce à sa couverture... Mais c'est sûr, nous sommes influencé(e)s parfois par ces techniques de vente :-( Bon we !

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    2. je me suis mal exprimée: je voulais dire que je ne trouvais pas cette couverture "attirante" et que je m'en voudrais de me laisser influencer par un aspect aussi mercantile... alors qu'apparemment, il m'influence!

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    3. @Adrienne : c'est vrai qu'elle est un peu "glauque"... je l'ai regardée de près après ton commentaire ;-)

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    1. @Calypso : tu peux, c'est vraiment bien :-))

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  3. Je note aussi, même si ce thème assez "enfermant" m'angoisse, ou justement à cause de çà, va savoir, je ne suis pas à une ambiguïté près !

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    1. @Aifelle : alors là, je ne dis rien car côté contradictions... j'ai les miennes aussi ;-)

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  4. le sujet m'intéresse, mais pas la couverture !

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    1. @Lystig : tu peux te lancer sans problème, c'est vraiment bien :-))

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  5. Effectivement, voilà qui est bien intrigant ! Je ne connais pas du tout cet auteur, je note à tout hasard, on ne sait jamais ! ;-)

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    1. @Noukette : je suis tombée sur ce livre totalement par hasard dans une maison de vacances ! et suis restée scotchée dessus !!! Une très très bonne lecture :-)

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  6. Tiens, voilà qui pourrait me plaire. Je note.

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    1. @Alex : si tu commences... tu ne pourras plus t'arrêter ;-)

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