Dans La chair du temps, livre dont j'ai déjà parlé ici il y a peu, Bélinda Cannone évoque ses essais ou ses précédents romans. Après avoir terminé son "journal extime", j'ai tout de suite voulu lire L'écriture du désir, commencé alors que je n'avais même pas encore terminé le journal. Certain(e)s d'entre vous comprendrons, j'en suis sûre, cette faim liée à la découverte d'une voix qui trouve tellement d'échos en nous que l'on souhaite l'entendre encore... enfin, je m'égare...
Ici, le genre convoqué est donc celui de l'essai. Ce texte, publié en 2 000, se veut une "tentative de restitution "de la beauté du monde, de notre désir, de notre effort pour l'habiter pleinement, de notre joie, cette tentative tournoyante (en) sera toute la matière".
En dix-huit chapitres, l'auteure virevolte, en danseuse, autour du désir. Le livre s'ouvre sur personnage du "Surfeur d'argent" puis s'interroge sur le désir lié à l'activité d'écriture, tout en passant par l'effet produit par la lecture. La nécessité d'écrire est comparée à celle de l'étreinte, qualifiée de lutte contre le vide. L'écrivaine mène sa réflexion en passant par l'histoire du roman, de Boccace à Robert Simak. L'ensemble est ponctué de références que l'on a bien sûr envie de lire...
J'ai aimé...
- ce parcours qui, s'il a une cohérence, semble emprunter des chemins forestiers.
- Retrouver ici une référence à Kaos, le film des frères Taviani, un merveilleux souvenir de cinéma.
- Avoir l'impression de partager avec une amie mon goût pour la lecture...
Attention, information de dernière minute ! J'ai reçu un message de l'écrivaine à propos de ce billet (vous imaginez ma surprise...). Elle m'a informé du fait que le livre doit sortir en poche à la fin du mois de mai. Il sera retravaillé pour cette occasion au niveau du style et il gagnera quelques ajouts en ce qui concerne la littérature contemporaine. Il sera donc dans ma bibliothèque dans cette nouvelle version puisque j'avais emprunté le grand format à la bibliothèque :-))















