lundi 14 novembre 2011

C'est lundi, que lisons-nous (22)

 
Lu durant la semaine du 7 au 13 novembre
- Patte-Blanche de Marie-Aude Murail


- Le Horla de Guy de Maupassant (ben oui, encore !) 




- L'île au trésor de Robert Louis Stevenson par Chauvel et Simon 




Mes lectures en cours
 
René Rémond, Introduction à l'histoire de notre temps. 2. Le XIXe siècle
Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe

Ce que je vais lire cette semaine…

J'espère bien avoir le temps de lire le tome trois de L'île au trésor qui m'attend bien sagement entre deux piles de copies... Quant aux deux autres cités ci-dessus, j'ai bien peur que le temps me manque :-((

Et vous, que lisez-vous ????

vendredi 11 novembre 2011

Maupassant et l’univers de Caillebotte de Dominique Bussillet


Dans ce court essai, en quatre chapitres, Dominique Bussillet nous promène dans les univers du peintre et de l’écrivain, tout en évoquant leurs points communs. Tout d’abord, tous deux sont Normands et nous proposent « une petite musique triste » à l’honneur dans le premier chapitre. Les deuxième et troisième chapitres nous emmènent sur les lieux chers aux deux artistes : Croisset et Etretat pour Maupassant, Bayeux et Yerres pour Caillebotte. L’ouvrage se clôt par les « Impressions de canotage », activité commune à l’écrivain et au peintre. 


Ce livre doit sa naissance à une impression « qui rapprochait deux jeunes filles du XIXe siècle, l’une, bien réelle, cousant au premier plan d’un tableau et l’autre, fictive, hantant les pages d’un livre ». Jeanne, l’héroïne d’Une vie de Maupassant s’est superposée à Marie, cousine germaine de Gustave Caillebotte, fille de son oncle Charles. C’est elle, la jeune fille en gris-bleu, assise et cousant tranquillement, le pied à peine posé sur un petit tabouret noir, sous une tenture rayée rouge et blanche. 


L’essai se tisse ainsi, tranquillement, à partir d’impressions communes, sortes de retrouvailles, entre les images laissées par le peintre et les personnages évoqués par l’écrivain. Tout en concordances, le texte rejoint ainsi le tableau et inversement. Si je n’ai pas appris grand-chose sur la biographie de Maupassant, j’ai découvert un peu plus avant l’œuvre de Caillebotte, et j’ai pris surtout grand plaisir à savourer cette mise en lien qui se savoure comme une bonne pâtisserie à la saveur d’enfance…


« Alors, on se plonge plus avant dans les univers du peintre et de l’écrivain, et partout, l’on retrouve cette dualité implacable, cette incapacité à ne voir que le bon côté des choses : tout commence bien, et tout finit mal, toute chose agréable a son revers douloureux. En écho à la chaleur de l’été, voici la neige et sa morne désespérance ; l’effort des canotiers courbés sur leurs rames rappelle la position des raboteurs penchés sur les lames de parquet (…) ».


mercredi 9 novembre 2011

Les hauts de Hurlevent de Yann et Edith (d’après E. Brontë)

                             
Waouh ! Quelle bonne surprise ! J'ai hésité un peu avant de me lancer parce que franchement, adapter Les Hauts de Hurlevent, ce livre au romantisme échevelé, il faut de l'ambition. Il semblerait que Yann et Edith n'en manquent pas, et tant mieux ! Car cette adaptation, vraiment réussie, vaut le détour...
Je vous rappelle l'histoire : dans un décor de landes sauvages et venteuses, par une soirée de pleine lune, le père de la famille Earnshaw ramène de voyage un enfant. Celui-ci, trouvé dans le ruisseau, ressemble à un jeune bohémien. Son arrivée, non seulement va troubler la quiétude familiale, mais en plus, va faire basculer le destin de l'ensemble de la famille. En effet, alors que Catherine Earnshaw et Heathcliff (l'enfant trouvé) deviennent inséparables et vite amoureux, Hindley, le frère détrôné, va bientôt vouer une haine tenace au nouveau venu qui le lui rend bien...

Le magnifique roman d' Emily Brontë vaut surtout pour son ambiance follement passionnelle, pour son décor sauvage qui semble déteindre sur les personnages... et bien cette bande-dessiné réussit le pari de nous faire entrer dans cette ambiance, et surtout, de nous replonger illico dans le roman d'Emily, morte juste un an après la parution de son livre, en 1848. Il s'agit d'un diptyque et je vous conseille vivement de vous munir des deux avant de commencer la lecture, afin d'éviter tout symptôme de manque... Une excellente lecture d'automne venteux !

chez Mango